RESPIRONS A LYON !

Rejoignez le mouvement pour mettre fin aux pics de pollution à Lyon #RespironsALyon

Qu'est-ce que l'action collective Respirons à Lyon ?

Lyon et sa Métropole se placent en tête du classement des villes les plus polluées de France en 2019 et en 2018.

En ce qui concerne la qualité de l’air plus spécifiquement, Lyon figure parmi les 10 plus mauvais élèves dans le classement des villes françaises.

Mais qu’est ce qui crée les pics de pollution de l’air que nous subissons régulièrement à Lyon ? En première position, il y  a évidemment le trafic routier, responsable d’émissions d’oxydes d’azote. Mais contribuent également à cette pollution la présence d’industries (pétrochimie principalement), les chauffages résidentiels et la position géographique de la ville, située à l’intérieur d’un couloir formé par le massif central à l’ouest et les Alpes à l’est.

Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (ANSES), dans son rapport de juillet 2019 : « les preuves d’effets néfastes sur la santé liés à l’exposition aux émissions issues du trafic routier sont fortes » ;

V pour Verdict a été contactée à plusieurs reprises pour organiser une action collective contre la pollution de l’air à Lyon.

Une action collective sera donc lancée par Maître Elisabeth GELOT, avocate au Barreau de Lyon. Cette action aura a priori pour objectif de demander aux autorités publiques de prendre des mesures strictes pour diminuer la pollution à Lyon et sa Métropole, favorisant ainsi la diminution de ces épisodes de pollution répétitifs.

Vous souhaitez agir et vous mobiliser ?

Comment s'inscrire à l'action collective Respirons à Lyon ?

Une pré-inscription GRATUITE a été ouverte afin de rassembler un premier groupe de personnes et de mieux organiser l'action amiable et éventuellement contentieuse à venir.

La pré-inscription ne vous engage pas à poursuivre la procédure.

Pour en savoir plus, cliquez sur « Comprendre l’action » et « Modalités ».


Vous êtes une association ?

Le rôle des association est incontournable selon nous, de par leur expertise, mais également leur travail de recherche, de sensibilisation, et de communication sur le sujet.

Vous êtes ainsi intéressés pour vous engager dans ce combat avec V pour Verdict et Me GELOT sur ce dossier ? Vous souhaitez rejoindre le mouvement et nous aider dans cette action collective ?
Contactez nous en remplissant ce formulaire : CLIQUEZ ICI  
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Comprendre l'action collective Respirons à Lyon

Docteur ! L’air lyonnais est-il malade ? 

Les conséquences de la pollution de l’air sur la santé sont majeures. La pollution de l’air cause 48 000 morts par an en France. A Lyon, selon une étude sur la qualité de l’air publiée dans Environment international, la pollution aux particules fines est responsable de 531 décès prématurés et de 65 cas de cancers du poumon entre 2015 et 2017.
L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (ANSES) a également publié en juillet 2019 plusieurs rapports sur la pollution de l’air, dont les conclusions sont sans appel et confirment ce risque pour la santé :
« Les preuves d’effets néfastes sur la santé liés à l’exposition aux émissions issues du trafic routier sont fortes » ;
« Les données recueillies depuis 2013 sur le carbone suie, les particules PM2,5 et poussières de route ou encore les particules d’échappement Diesel, confirment ou renforcent le lien avec des atteintes respiratoires et cardiovasculaires et les décès anticipés. »

 

Au niveau européen, la France a été condamnée par la Cour de justice de l’Union européenne en 2019 au titre du dépassement des limites légales de dioxyde d’azote dans un grand nombre de ses villes. Ce constat de dépassement portait sur douze agglomérations et zones, notamment  Lyon-Rhône-Alpes.

 

A l’échelle internationale, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) considère également la pollution atmosphérique en 2019 comme le plus grand risque pour la santé lié à l’environnement.
Même à faible concentration, la pollution aux petites particules a une incidence sanitaire; en effet, on n’a identifié aucun seuil au-dessous duquel elle n’affecte en rien la santé. L’OMS recommande donc des niveaux de particules fines à limiter au maximum.

 

Valeurs recommandées :
Matières particulaires fines (PM2.5 : matière particulaire d’une taille de 2,5 μ) :
• 10 μg/m3 moyenne annuelle
• 25 μg/m3 moyenne sur 24 heures
Matières particulaires grossières (PM10 : matières particulaires d’une taille de 10 μ) :
• 20 μg/m3 moyenne annuelle
• 50 μg/m3 moyenne sur 24 heures

 

Les matières particulières (PM) sont un indicateur indirect courant de la pollution de l’air. Elles affectent plus de personnes que n’importe quel autre polluant. Les principaux composants en sont les sulfates, les nitrates, l’ammoniaque, le chlorure de sodium, le carbone, les matières minérales et l’eau. Elles peuvent franchir la barrière pulmonaire et entrer dans la circulation sanguine. L’exposition chronique aux particules contribue au risque pour la santé.

 

Le dernier pic important de pollution aux particules PM10 à Lyon remonte au 24 janvier 2020 où le bassin lyonnais fut classé en vigilance rouge et entraîna des mesures d’urgence (ex : circulation alternée et demande aux industriels de réduire leurs émissions et de diminuer leurs activités).

 

Des mesures strictes et durables doivent désormais être implantées pour ne plus traverser des pics de pollution dangereux pour la santé des habitants de la Métropole lyonnaise.

 

Que dit la loi française dans tout ça ? 

Le code de l’environnement prévoit des seuils d’intervention des autorités publiques en cas de concentration dangereuse pour la santé humaine de certains polluants dans l’air (article R221-1 du code de l’environnement). Ces seuils d’intervention sont multiples :

 

• Seuil d’information et de recommandation = « un niveau au-delà duquel une exposition de courte durée présente un risque pour la santé humaine de groupes particulièrement sensibles au sein de la population et qui rend nécessaires l'émission d'informations immédiates et adéquates à destination de ces groupes et des recommandations pour réduire certaines émissions » (article R221-1 du code de l’environnement) ;

 

• Seuil d’alerte = « un niveau au-delà duquel une exposition de courte durée présente un risque pour la santé de l'ensemble de la population ou de dégradation de l'environnement, justifiant l'intervention de mesures d'urgence ».
Une fois ces seuils dépassés, les autorités publiques locales se doivent donc soit d’informer soit d’alerter la population locale du niveau de pollution de l’air et de prendre des mesures d’urgence nécessaires.

 

Des Arrêtés Préfectoraux au niveau local permettent ainsi de mettre en place des mesures spécifiques et rappellent les mesures applicables aux particuliers, aux professionnels et aux collectivités visant à maîtriser ou réduire les émissions de polluants.
A Lyon, la préfecture d'Auvergne-Rhône-Alpes a pris un nouvel arrêté le 3 juillet 2019 (LIEN) qui permet la mise en place des mesures comme la circulation différenciée plus rapidement, voire l'interdiction d'un plus grand nombre de véhicules si la situation le nécessitait. Ainsi une fois les seuils légaux franchis et selon s’il s’agit d’un niveau d’Information et Recommandation ou d’un niveau d’Alerte N1 ou d’un niveau d’Alerte N2, différentes mesures sont prises en cas de pic de pollution.

 

Pour en savoir plus sur les différentes mesures applicables - CLIQUEZ ICI
Cette infographie de l’ATMO (Association Agréée pour la Surveillance de la Qualité de l'Air en Auvergne-Rhône-Alpes) explique la gestion d’un épisode de pollution en 24h :

 

 

Quels sont les progrès juridiques au niveau national ? 

Consultez cet article de blog rédigé par Maître GELOT : CLIQUEZ ICI

Vidéo explicative

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